mercredi 3 juin 2015

Les détecteurs de fumées


       Depuis le 8 mars 2015, tous les logements doivent être équipés d’un détecteur donnant l’alerte en cas d’incendie, et beaucoup d’entre nous en avons installé un.
    Des correspondants me demande d’expliquer comment fonctionne cet appareil.

       Ces détecteurs utilisent comme principe la détection de la fumée produite par l’incendie. Pourquoi.?


       On pourrait essayer de détecter l’élévation de température produite par le feu. Mais celle ci n’est pas immédiate dans les pièces autres que celle où le feu a pris, et il y a des différences importantes de température dans un appartement, liées aux déplacements d’air, au soleil, à l’exposition des parois. La mesure ne serait pas fiable.
       On pourrait vouloir détecter les flammes qui sont lumineuses dans le visible et l’infrarouge. Mais il faudrait que le détecteur soit en vue directe du feu et de plus les mesures de spectrométrie nécessaires pour qu’il n’y ait pas de fausses alerte sont relativement complexes donc chères.

       Dans les fumées qui se propagent facilement dans toutes les pièces on pourrait faire une détection chimique. C’est le cas des détecteurs d’oxyde de carbone qui ast plus léger que l’air et que l’on détecte au plafond. Mais les détecteurs en cause sont plus chers et d’autre part un feu qui couve ne produit pas forcément beaucoup de monoxyde de carbone CO, mais du dioxyde CO2 moins facilement détectable.
       En fait la fumée qui est dégagée quand le feu commence, avant même les flammes, contient beaucoup de particules fines, notamment de carbone. Elle est due à une combustion incomplète de matériaux organiques, et est composée de petites poussières de quelques centièmes de microns, qui s’agrègent entre elles et ont le plus souvent un diamètre compris entre 1 et 10 microns (1 micron = 1/1000 de mm).

       La fumée est relativement opaque et absorbe les rayons lumineux et sur un mètre de distance, l’absorption due à une concentration de 1 gramme de particule par m3 est déjà très nette. Mais dans un détecteur la distance est de l’ordre du centimètre et la précision des mesures est trop faible.
       On se sert d’un autre phénomène, la diffusion des rayons lumineux par les particules. C’est le même phénomène que celui produit dans le brouillard, les rayons lumineux étant diffusés dans toutes les directions, sans être absorbés, d’où un aspect plutôt blanchâtre.
       C’est un phénomène complexe, que l’on peut mettre en équation, notamment pour des particules de très faible dimensions, nettement inférieures au micron, mais je serais incapable de refaire ces calculs que j’ai appris il y a bien longtemps. On appelle cela la « diffusion de Rayleigh ».
       Une propriété simple importante est que les rayonnement de fréquence élevée comme le bleu et le violet, sont beaucoup plus diffusés que les rayonnements de faible énergie comme le jaune et le rouge
       Cela explique que, lorsque vous regardez le soleil vous voyez les rayons venus directement sans diffusion, qui sont jaunes et rouges, alors que lorsque vous regardez le ciel, vous voyez les rayons très diffusés qui sont bleu.
       De même la fumée de cigarette qui monte est légèrement bleutée car la proportion de rayonnement bleus diffusés est plus grande.
       Dans le cas de fumée d’incendie, les particules sont plus grosses et lae phénomène de diffusion est un peu différent (mais tout aussi compliqué à calculer, on appelle cela la diffusion de Mie, qui est le premier physicien à imaginer ce calcul), et cette diffusion est indépendante de la longueur d’onde, et la lumière est, comme dans le brouillard ou les nuages peu épais, blanche puisque toutes les longueurs d’ondes sont diffusées. Puis lorsque les nuages s’épaississent l’absorption devient prépondérante et ils deviennent noirs, comme la fumée si elle contient beaucoup de particules de carbone.



       Les détecteurs optiques d’incendie, sont basés sur ce principe. 
       Une petite diode électroluminescente à très faible consommation, éclaire un petit volume d’air, dans une petite boîte dont les parois ne sont pas réfléchissantes, mais absorbent presque toute la lumière incidente.
       Un photodétecteur recueille la lumière, mais on masque celle que lui enverrait directement la diode.
       En temps normal il ne détecte pratiquement rien, toute la lumière étant absorbée par les parois.
 Si de la fumée pénètre dans le volume de la petite boîte, elles diffusent la lumière émise par la diode  qui est alors détectée.
       Ce procédé est environ 100 fois plus sensible que la mesure de l’absorption directe par une fumée opaque.
       C'est le seul type de détecteur admis en France.

 
   
 Aux USA il existe d’autres détecteurs qui contiennent une source radioactive de très faible activité (de l’Américium 241 de période 432 ans. Cette source émet des particules alpha (noyaux d’hélium), qui ne parcourent que quelques cm dans l’air et sont absorbés par des parois même très minces (donc pas de danger).
       Un détecteur recueille ces particules et surtout les ions et les électrons arrachés aux atomes d’oxygène et d’azote de l’air de la boîte, ce qui produit un courant constant de référence. Le détecteur est composé de deux électrodes auxquelles on applique une tension électrique. Le champ électrique produit draine particules alpha, ions et électrons vers les deux électrodes.
        Lorsque la fumée emplit la boîte, elle absorbe une partie importante des particules alpha, des ions et des électrons, et le courant baisse, donnant ainsi un signal d’alerte.
       Ces détecteurs ont été interdits en France, en raison de la présence de la source radioactive, qui exigeait un recueil systématique de la source lors du démontage du détecteur, avant mise à la casse.

       Les détecteurs actuels sont relativement fiables et particulièrement adaptés aux incendies domestiques, qui peuvent  couver longtemps en émettant un peu de fumée, avant que n’apparaissent les flammes. Ils permettent de donner l’alerte avant l’apparition de celles ci et de protéger contre une intoxication pat les fumées;

mardi 2 juin 2015

Intermède : drôles de bêtes

       Je n'aime pas les photos d'animaux "arrangées", où on a volontairement affublé l'animal d'accessoires pour que ce soit drôle. C'est trop facile et beaucoup moins difficile que de prendre la photo d'une pause originale de l'animal.
       Certaines cependant m'ont fait sourire car elles avaient un certain humour.
       Je vous en montre aujourd'hui en intermède,, quelques unes trouvées sur internet.










lundi 1 juin 2015

Quelle est votre perception émotionnelle immédiate ?

       Nous avons vu hier la préférence de sensibilité au stress Optimiste / pessimiste, qui relève de notre sensibilité au monde extérieur.
      Dans le même domaine de sensibilité au monde extérieur, je voudrais aujourd'hui examiner notre préférence de perception immédiate émotionnelle, qui conditionne nos réactions émotive aux événements extérieurs.


           Les temps de réaction cérébrale.

       Le cerveau a des temps de réaction très variables. On remarquera sur le graphique ci dessous qu’un signal émotionnel inconscient est transmis par nos sens via une plaque tournante que l’on appelle le Thalamus, à des centres nerveux particuliers du cerveau (les centres amygdaliens) qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement d’émotions, et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l’individu.
Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n’est possible qu’au bout de quelques secondes.


       Il est donc normal qu’en matière de perception notre cerveau ait d’abord une perception immédiate instantanée d’ordre affectif, et que ce ne soit qu’ensuite, qu’il puisse analyser et interpréter logiquement les sensations.
       Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus.

          Cycle "perception, décision, action" de Plutchik 

       La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (inconsciente la plupart du temps).
Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision, qui entraîne l'action.
        Plutchik, un  psychologue américain,  a imaginé la comparaison suivante du cerveau et d’un moteur thermique d’une voiture : le moteur à trois temps.
       Le cerveau agit en trois phases qui se succèdent :
             1 - la perception immédiate émotionelle dont nous avons parlé
             2 - une phase de perception orientée, raisonnée et de choix rationnel
             3 - une phase d’action.

       Normalement comme tout moteur de voiture, le cycle “tourne” dans ce sens et pas à l’envers
       Le déroulement courant du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C). Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l’action. On obtient alors des comportements violents ou émeutiers (V). Un individu peut, dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle.
       Des meneurs reçoivent une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant" d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir.
        Un meneur qu’on l’ait entraîné à le faire, ou qu’il ait appris cela par expérience sur le terrain peut ainsi avoir action sur un groupe ou une foule et les mener jusqu’à la violence ou à l’émeute.
       Il faut pour cela un discours purement affectif, ne faisant appel qu’à la sensibilité immédiate, en se servant des mécontentements et des désirs, en faisant peu à peu monter la pression affective, et surtout en empéchant les cerveaux de réfléchir rationnellement, et inciter à passer à l’action sans justement prendre le temps de percevoir et réfléchir pour décider.
       A l’inverse pour calmer de manifestants ou un groupe qui n’est pas encore engagé dans la violence, il faut s’efforcer de le sortir de son circuit émotionnel pour le faire réfléchir rationnellement aux véritables causes et conséquences de ses mécontentements et souhaits en essayant de les ramener à des faits, à des évaluations précises, en excluant le plus possible sentiments et émotions.


            Notre préférence émotionnelle immédiate : A(affective) / O (orientée) :

        La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est donc émotionnelle et affective, partiellement inconsciente et peu maîtrisée. C'est seulement dans un deuxième temps que l'on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision d'action.
       Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus et constitue donc une préférence cérébrale.
       On notera « A » la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (A comme affective) et « O » la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, qui cèdera le pas à la perception (O comme orientée par notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense).
       Si vous possèdez une grande sensibilité émotionnelle immédiate A, vous aurez des réactions émotionnelles quasi instantanées aux événements qui se présentent, même anodins.
       Vous êtes par exemple très ému(e) par des images, une musique, un texte, allant éventuellement jusqu'aux larmes et sans avoir de raison rationnelle (les neurologues appellent cela « l'émotion pure », qui est particulièrement contrôlée par le cortex insulaire et le cortex cingulaire antérieur du cerveau émotionnel).
       Quand une personne vous parle, vous êtes sensible à ses émotions face à ses problèmes et vous ressentez une émotion avant de voir les aspects factuels.
       Devant une scène mettant en jeu des personnes, vous êtes plus préoccupé(e) par les personnes et leur devenir que par l'action elle-même et par le souci immédiat de leur venir en aide.
       Lorsque quelqu'un vient vous parler, la première impression que vous avez d'elle est l'impression émotionnelle immédiate, et son récit peut vous émouvoir.
Vous ne l'envisagerez rationnellement que lorsque cette émotion sera passée et que vous serez arrivé au stade de la perception objective, et vous examinerez alors son cas.
      Chez les personnes très sensibles, la perception émotionnelle retarde de façon importante la perception normale des sensations, des informations, des faits et de l'environnement, pouvant même aller jusqu'à masquer une perception objective rationnelle.
        Une partie de ces perceptions immédiates n’étant pas entièrement consciente, vous pouvez vous sentir tout à coup émue, au bord des larmes, sans même savoir pourquoi..

        Si vous êtes peu sensible émotionnellement, (O), vous pouvez avoir des réactions analogues, mais leur durée est beaucoup plus courte et les réactions beaucoup moins importantes.
        Il vous arrivera très rarement d’être très ému(e) sans savoir pourquoi.
         Devant une image, une lecture, une scène, vous ressentez peu d’émotion, mais vous vous intéressez aux faits, à ce qui se passe, aux personnes, mais plus à ce qui leur arrive qu’à ce qu’elles ressentent et recherchera davantage des informations concernant sa situation qu’elle analysera.
        Vous serez moins empathique et vous risquez d'être jugée à tort comme indifférente, égoïste et ne comprenant pas autrui et les sentiments des autres.

        La combinaison des préférences A / O et optimiste/pessimiste est particulièrement importante :
        Chez la personne pessimiste cette sensibilité immédiate l'oriente vers l'émotionnel et le subjectif dont l'incertitude est un terrain favorable pour voir les choses de façon défavorable et pour entretenir la circulation des idées tristes dans le cerveau émotionnel. Elle minimise également l'intervention rationnelle des cortex, frontal (qui réfléchit et organise), et préfrontal (qui prévoit et juge).
         Une personne pessimiste et très sensible aura donc des émotions plus fortes surtout négatives qu’elle maîtrisera peu, est beaucoup plus torturée par son pessimisme, voit la vie encore plus en noir, a souvent des angoisses et des crises de larmes et aura du mal à considérer ses problèmes rationnellement et à voir objectivement le bon coté des choses.
        Une personne optimiste et très sensible conserve son optimisme, mais ressent plus d'émotion.
        Une personne peu sensible sera moins pessimiste ou optimiste, car elle aura tendance à examiner ses perceptions rationellement en regardant plutôt objectivement les faits et en maîtrisant l’aspect émotif.

       Cette préférence A / O intervient donc fortement dans notre humeur et dans notre réaction au stress. Une personne très sensible aura des réactions plus brutales devant le stress ou une grande émotion : larmes, tristesse. Elle exagèrera l’importance de paroles désagréables ou de réflexions péjoratives et soit répliquera de façon soudaine, soit partira souffrir dans son coin.

dimanche 31 mai 2015

Optimiste ou pessimiste?

        Nous avons vu il y a deux jours les caractéristiques de la préférence cérébrale Extraverti/introverti.
        Aujourd'hui je vais examiner, à propos de notre sensibilité au monde extérieur, notre préférence de sensibilité au stress  Optimisme / Pessimisme.

       Beaucoup des personnes que je connais et qui sont tristes et dans la peine, étaient pessimistes de nature.
    Au contraire, celles qui surmontaient facilement leurs problèmes étaient en général de nature optimiste.
    C'est donc une préférence très importante quant à notre comportement et notamment notre résistance au stress.
    Je voudrais donc en examiner quelques composantes de cette préférence, concernant le présent, le passé et l'avenir.


         Ce qui différencie principalement l'optimiste du pessimiste, dans le présent, c'est leur réaction face au même évènement.
         L'un en voit surtout les bons cotés (“le verre à motié plein”), alors que l'autre en voit au contraire tous les inconvénients  (“le verre à motié vide”).
L'un va donc plutôt vers la joie et l'autre vers la tristesse.
Donc face à la même situation, l'un sera serain et gai et l'autre soucieux et triste.

        L'autre caractéristique importante est l'attitude très différente vis à vis du passé.
        L'optimiste, lorsqu'il a fait une erreur, ou lorsque les événements se sont montrés défavorables, réfléchit aux causes, essaie de tirer les leçons pour ne pas refaire la même erreur, puis tourne la page et pense au futur.
       Le pessimiste ressent de nombreux regrets de ce qu'il n'a pas su ou osé faire, et remords de ce qu'il a fait de travers. Et ces remords et les regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse.

       Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.

      Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur.     
      L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.
      Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que le pessimiste.

       Les effets de ce stress peuvent être différents en fonction de nos autres préférences cérébrales, mais nous verrons cela ultérieurement
      Et si l'on parle d'un couple, il est certain que deux optimistes peu sensibles verront la vie en rose, que deux pessimistes très sensibles renforceront mutuellement leur stress, alors que deux personnes de préférences opposées pourront sans doute, compenser l'une l'autre leurs tendances à un pessimisme ou optimisme exagéré.

samedi 30 mai 2015

Myopie, hypermétropie, presbytie, astigmatisme, corrections.


Une correspondante qui a des problèmes oculaires, me dit qu’elle différencie mal myopie, hypermétropie et presbytie, et me demande si je peux expliquer cela simplement, ainsi que la signification de son ordonnance de correction..
D’abord voyons ce qu’est la vision avec un œil normal.
Le schéma ci dessous, à gauche, vous montrent une coupe de l’œil, dans laquelle on voit le cristallin, qui est une lentille organique souple, que l’on peut contracter grâce à des muscles appropriés.
Les objets que l’on veut voir, ne sont pas tous à la même distance, et le cristallin se contracte plus ou moins, afin que l’image de l’objet se forme sur la rétine où des neurones vont capter la lumière correspondante, l’image étant ensuite conduite par le nerf optique jusqu’aux centres d’interprétation, à l’arrière du cerveau.
Plus l’objet est près, plus le cristallin doit se contracter pour que l’image soit nette.
Le second schéma à droite, montre la formation normale d’une image d’un objet.

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La Myopie :

L’œil du myope est trop long, la distance entre la cornée et la rétine étant trop importante pour les performances du cristallin.
Pour les objets éloignés pour lesquels le cristallin ne se bombe pas, leur image se forme donc en avant de la rétine et elle est floue.(figure de gauche)
Pour les objets rapprochés, le cristallin accommode, mais moins que dans le cas d’une vision normale pour la même distance, et la personne voit normalement.
Lorsque le cristallin est au maximum d’accommodation, le myope peut examiner des objets plus près de l’œil qu’une personne normale.
Une lentille concave permet de corriger la vue de loin en ramenant l’image sur la rétine (figure de droite).

L’Hypermétropie :

C’est l’inverse de la myopie : l’œil de l’hypermétrope est trop court, la distance entre la cornée et la rétine étant trop faible pour les performances du cristallin.
Pour les objets rapprochés, le cristallin accommode, mais insuffisamment si l’objet est près (il est au max de courbure) et leur image se forme donc en arrière de la rétine et elle est floue.(figure de gauche).
Pour les objets éloignés, le cristallin est obligé de se contracter, mais les images sont bonnes. La personne voit même mieux les détails qu’une personne normale.
Mais le cristallin devant accommoder en permanence, les hypermétropes éprouvent souvent de la fatigue visuelle ou des maux de tête.
Une correction par lentille convexe est également possible (figure de droite).




La Presbytie :

C’est un vieillissement du cristallin avec l’âge, qui apparaît nettement entre 40 et 50 ans en général. Le cristallin n’accommode plus suffisamment et la vue de près devient floue, l’image de l’objet se formant comme pour l’hypermétrope derrière la rétine.
Une correction par lentille est nécessaire pour voir de près. (demi-verres orientés vers le bas pour la lecture).
Mais plus on avance en âge plus le cristallin se rigidifie, et il reste davantage bombé au repos, et les images d’objets lointains se forment en avant de la rétine comme pour le myope, et leurs images sont floues. Il faut aussi une correction de loin;
On a alors des lunettes avec deux demi- verres de focales différentes, ou mieux des verres multifocaux progressifs, qui corrigent à toutes distances.


Astigmatisme :

Normalement l’ensemble cornée + cristallin ont une symétrie de révolution sphérique. Dans la réalité les surfaces ne sont pas parfaites et il peut y avoir des déformations, qui si elles sont faibles ne perturbent pas la vison. C’est la cornée qui est en général la plus déformée. On pourrait dire qu’elle a la forme d’un morceau ovoïde de ballon de rugby au lieu d’un morceau sphérique de ballon de foot.
Mais alors que l’image dans l’axe de l’œil se forme sur la rétine, des déformations importantes dans certaines directions autres, l’image peut se former, pour cette direction en avant ou en arrière de la rétine. On a donc une image qui n’est pas nette dans certaines directions ou qui est déformée. 
Elle se traduit par l’allongement ou la diminution des longueurs dans une certaine direction
Une déformation fréquente est celle où la convergence est plus forte dans l’axe vertical que dans l’axe horizontal, mais la déformation peut avoir lieu selon un axe oblique.
C’est en général peu sensible pour la vison de loin, mais cela peut gêner la lecture (notamment confusion de lettres), ou rendre maladroit pour certains gestes sportifs qui demandent la restitution précise  d’une trajectoire (tennis, badminton notamment).
L’astigmatisme est congénital et n’évolue que peu au cours de la vie.
Un fort astigmatisme qui peut entraîner un brouillage des lignes verticales, horizontales ou obliques peut être gênant pour la conduite d’un véhicule.
Pour corriger l’astigmatisme, on enlève une mince couche de verre selon certaines directions, la lentille n’étant plus parfaitement sphérique.

Chiffrage de ces défauts : la dioptrie.

La dioptrie utilisée par les ophtalmologistes et les opticiens, n’est pas le chiffrage direct du défaut de l’œil, mais celui de la lentille qui corrige ce défaut.
Une lentille aura une « vergence C » de 10 dioptrie, si sa distance focale est de 1/10 mètres soit 10 cm. (C = 1/Df). C’est une unité commode car Descartes a trouvé la relation entre la distance Do de l’objet au centre de la lentille mince, la distance de l’image Di et la distance du foyer Df : 1/Di - 1/Do = 1/Df (vous avez peut être appris cela en 1ère ou terminale S).
En pratique, les myopes utilisent des verres correcteurs divergents à dioptrie négative ; les hypermétropes, des verres convergents à dioptrie positive.
Comme les verres de lunette ont deux faces courbes équivalentes à la superposition de deux lentilles, les calculs de corrections sont facilités par cette unité.
(la vergence totale d’une combinaison de lentilles minces est égale à la somme des vergences des lentilles.)
Si on applique la loi de Descartes à un myope qui a, pour voir à l’infini une correction de -2 dioptries, do est infini, 1/do = 0 donc 1/di = 2 di = 50cm. 
Ce myope ne voyait net qu’au dessous de 50 cm de distance.
Pour un hypermétrope c’est un peu plus compliqué et il faut tenir compte que l’œeil normal voir net jusqu’à 25cm. S’il a besoin d’une corrections de une correction de 1,5 dioptries, c’est que l’image de vision minimale nette se formait à une distance d telle que 1/-d - 1/-0,25 = 1,5  soit 1/d = 4-1,5 = 2,5 soit d = 1/2,5 = 40 cm. Cet hypermétrope ne voyait donc plus nettement au dessous de 40 cm de distance.
L’astigmatisme est aussi exprimé en dioptries, avec l’indication de la direction de l’axe de l’anomalie en degrés.
La presbytie est exprimée en dioptries supplémentaires pour la vision de près (pour la vision de loin elle est incluse dans la correction).
exemple OD : - 1 (+0,5 90d°)  add +2,5   légère myopie ou presbytie de loin -1
OG : zéro (+1 150d°) add +1 œil normal
les deux yeux ont des astigmatismes différents et des corrections supplémentaires positives pour voir de près.


vendredi 29 mai 2015

Extraverti ou Introverti ?

       Après un petit arrêt d'écriture car j'avais beaucoup de travail, je reprends mes publications.
       Je vous avais dit de façon générale ce qu'étaient les préférences cérébrales et j'avais résumé cela sous forme du schéma ci dessous.


     Aujourd'hui je vais détailler l'une d'entre elle, celle que nous connaissons le mieux, celle qui indique la façon dont nous tirons quotidiennement notre énergie, notre motivation.

     Etre Extraverti (E) ou Introverti (I).

       Quel est le milieu qui nous intéresse le plus et nous apporte la motivation , est le moteur de nos actions ?
       - le milieu extérieur, celui des autres hommes et du contact avec eux
        - le milieu intérieur, celui de nos pensées et de la réflexion, des actions solitaires.
       Le schéma ci-dessous détaille ces deux préférences antagonistes et nous allons commenter les cinq grandes tendances qui les composent



       L'extraverti a besoin des autres et il recherche en permanence la compagnie; il n'aime pas passer son week-end seul. Il est à l'aise en société et il ne s'ennuie pas dans une réçeption, même s'il n'y connait personne.

       L'introverti au contraire n'a pas peur d'être seul, il se trouve toujours des occupations, car son monde préféré c'est lui même, son intelligence, sa pensée, ses sentiments : son monde intérieur. Il peut cependant aimer la compagnie, mais celle restreinte d'amis, et dans ce petit groupe, un introverti peut parfois être aussi à l'aise qu'un extraverti.
     Mais il n'aime pas les réceptions avec des inconnus, il s'y ennuie et ne cherche pas à lier connaissance, sauf s'il tombe sur quelqu'un de particulièrement intéressant.
     
       L'extraverti prend naturellement le commandement du groupe de personnes auquel il est mêlé. C'est souvent un meneur d'hommes qui a un certain ascendant sur les autres. C'est un boute-en train dans les réceptions et les sauteries et c'est lui qui fait les présentations;
       L'introverti est plutôt un homme de dossiers, il lui faut étudier les situations et s'il a un certain pouvoir, ce sera celui de la connaissance et du travail
Dans l'action, il laisse en général la direction du groupe aux autres personnes. Ce ne sera pas le boute en train de la fête..



       L'extraverti a besoin de s'exprimer et comme il est impatient de le faire, il parle donc d'abord et réfléchit ensuite. Il préfère évidement l'expression orale à l'écrit. Il communique facilement, parle avec tout le monde, se mèle de toutes les conversations, et est capable d'improviser en public, mais, par contre il peut lui arriver de faire des erreurs.
       L'introverti réfléchit d'abord longuement et il ne parle qu'ensuite, quand il est certain de ce qu'il va dire. Aussi souvent lorsqu'il se décide enfin à parler, les autres ont déjà dit ce qui était sa pensée. Mais en revanche, il se trompe rarement.
Quelqu'un de très introverti peut dans certains cas, avoir du mal à communiquer avec les autres. Habituellement il converse sans problème, mais avec quelques personnes seulement, qu'il connait.



       L'extraverti est expansif, il se livre facilement, il fait part de ses états d'âme et raconte sa vie et il a tendance à avoir confiance en tout le monde. Il adore les réunions et participe activement à un jeu de röles.
       L'introverti est réservé et timide; il a horreur de parler de lui sauf avec quelques personnes en qui il a confiance, et il se montre relativement méfiant.
Il préfère les jeux de réflexion.et reste en retrait lorsque sa personnalité risque d'être dévoilée.



       L'extraverti aime s'occuper d'autrui,. Il se sent au service des autres et les écoute, sauf s'il est tellement bavard qu'il ne peut écouter que lui même. Les gens se confient facilement à lui. et il étudie avec eux leurs problèmes.
Lorsqu'il a une décision à prendre, il n'hésite pas à consulter les autres, puis à commenter largement sa décision.
       L'introverti a tendance à rester dans sa pensée et à étudier plutôt les cas individuels sur dossiers. Il ne recherche pas les confidences d'autrui, sauf celles de ses amis. Ses décisions restent discrètes et personnelles. Il peut néanmoins être altruiste.



       En fait les lignes qui précèdent sont un peu caricaturales. De même qu'un droitier se sert aussi de sa main gauche, nous ne sommes jamais complètement extraverti ou introverti, mais nous le sommes plus ou moins selon les circonstances. 
       Une personne peut parfaitement par exemple être relativement introvertie en famille ou en société, et par contre être presque extravertie à son travail, car elle y a un poste de responsabilité et d'encadrement. 
       De même vous pouvez être très introverti en famille et en société et être très à l'aise avec un groupe d'amis que vous connaissez bien.
       Enfin l'importance de l'extraversion ou de l'introversion peut être assez différente selon la sous- preférence que l'on considère parmi les cinq que j'ai décrites. Ainsi vous pouvez être introverti et être à l'écoute et vous sentir au service des autres.



     L'important finalement c'est que vous preniez conscience que votre comportement n'est pas anormal, mais qu'il résulte simplement le plus souvent, de vos préférences cérébrales, lesquelles vous sont propres et sont différentes de celles des autres personnes. 

mercredi 20 mai 2015

Vive les puceronnes



    D’habitude je publie un intermède en photos, ou dessins.
    Aujourd’hui, pour changer, je recopierai un article paru dans « Maison et Jardin », qui montre combien la nature est bien faite, mais parfois assez bizarre.
    C’est l’histoire de la vie des « puceronnes ».

    « Début du printemps, une puceronne, future fondatrice de la colonie, éclôt de son œuf, logé dans une crevasse de l’écorce d’un peuplier, au moment où l'arbre déroule ses feuilles. Parfaite synchronisation !
    Avec ses stylets aiguisés, elle transperce un jeune pétiole. Sa salive provoque une réaction de défense chez l'arbre, qui tord les tissus du pétiole pour tenter d'isoler le parasite; lequel n’attendait pas mieux ! Désormais enrobée dans une spirale qui la protège des intempéries et des ennemis,la mère puceronne fonde son peuple, dans ce renflement de la feuille, que l’on appelle une « galle » et qui mesure une dizaine de millimètres.    Sans avoir été fécondée par un mâle, elle produit une grande quantité de pucerons femelles destinées à protéger et nettoyer le royaume. L’intérieur d'une galle est une ville miniature qui grouille de pucerons de toutes formes et à tous les stades de développement. Des filaments de cire isolants protègent la colonie de l'humidité et du froid, et entravent le déplacement des prédateurs.

    Fin août, la diminution de la température et de la luminosité stimule l'apparition d'individus ailés. ta galle devient rougeâtre et sèche en s'ouvrant. Des exploratrices se font emporter par le vent. Là où elles atterrissent, elles donnent naissance pour la première fois à des pucerons mâles et femelles.
    À l'automne, les pucerons s'accouplent enfin. Puis, les femelles pondent un œuf. . . unique ! Logé dans une crevasse de I'écorce, ce dernier est capable de résister à des froids sibériens.
    Aux beaux jours d'avril, il en sortira une nouvelle fondatrice qui donnera naissance à un autre petit royaume spiralé.

    La qualité de la sève et la taille de ta feuille peuvent être l’enjeu de combats acharnés pour un territoire de quelques millimètres carrés. Chez certaines
espèces de Pemphigus, (pucerons), les femelles fondatrices se poussent et se donnent des coups de pattes pour conquérir le meilleur bout de pétiole, le plus proche des sources de sève.
    Pour se débarrasser de l'excès de sucres contenus dans le liquide, les pucerons sécrètent du miellat, apprécié par tes fourmis. En échange de ces déjections sucrées, celles-ci protègent les pucerons des coccinelles et autres prédateurs.
    La protection est aussi assurée au sein de la colonie par des puceronnes spécialisées, trapues, avec une épaisse armure. Cette armée féminine professionnelle patrouille le long du pétiole, prêtes à transpercer les larves de coccinelles ou d'autres
envahisseurs avec leurs pattes élargies. EIles perdent souvent la vie lors de cet élan altruiste envers la colonie… »

                    Alexandro Staehli & Sofia Matos.

    N’est ce pas extraordinaire !  Ci dessous des photos de galles des pucerons.

mardi 19 mai 2015

Bon et mauvais stress.

        Beaucoup de ceux qui m’écrivent me parlent de stress. En fait c’est un mot ambigu.
Il y a le stress passager, qui ressemble à la peur, et le stress chronique, qui est de permanente.

Le stress passager, la peur sont des réflexes utiles et salutaires.
Si un danger vous menace, l’amygdale va réagir en créant une émotion qui est un sentiment de peur. Elle prépare le terrain en mettant en alerte l’hypothalamus et le locus coerouleus, qui se préparent à réagir sur l’organisme.
L’amygdale prévient le patron, le cortex préfrontal, qui analyse la situation, aidé également par l’hippocampe, qui cherche des souvenirs analogues de danger (phase 1 du schéma). Si le cortex préfrontal estime le danger réel, il stimule le thalamus (phase 2), qui va mettre en action deux voies :
- l’hypothalamus et l’hypophyse, qui est la voie hormonale (phase 3). L’hypophyse envoie une préhormone qui excite les glandes surrénales et celles ci sécrètent adrénaline et cortisol (un glucocorticoÏde) (phase 4).
- le locus ceruleus  (phase 5), qui va agir sur le système nerveux autonome orthosympathique. Celui-ci (phase 6), accélère le cœur et libère de l’adrénaline et mobilise les poumons en accélérant la ventilation et contracte les viscères. (la « peur au ventre »).
Les réserves de glucose sont mobilisées grâce au cortisol et les muscles prêts à agir, grâce à l’adrénaline.
Force et réflexes sont temporairement augmentés.
Le schéma ci dessous est emprunté à l’infographe Sylvie Dessert), mais je l’ai légèrement complété.


Une fois le danger passé, le cortisol libéré agit comme un frein et va freiner l’hypothalamus (phase 7) tandis que le système nerveux parasympathique va agir sur le locus ceruleus et le cœur en ralentissant rythme cardiaque, tension et respiration.
Tout redevient normal dans l’organisme.
Le stress a été un élément éventuellement salvateur, face au danger supposé.

Il ne faut pas que cette action soit trop longue. Des expériences sur les animaux montrent que si le danger se prolonge, les actions précédentes excitatrices subsistent pour permettre la lutte et la fuite, qui deviennent prioritaires, d’autres actions étant inhibées à leur profit.
Mais si l’excitation subsiste très longtemps, on arrive à une phase d’épuisement.
Les rythmes cardiaque et respiratoire ralentissent et les muscles se relâchent. Le capacités de défense sont dépassée. L’épuisement peut aller jusqu’à la mort.
Le stress a alors un effet négatif parce que prolongé.

Dans le cas d’un stress chronique, celui ci peut avoir des causes diverses : le souvenir d’une agression physique, la peur permanente d’une agression psychologique dans le cas de la pression au travail en entreprise, un chagrin d’amour persistant, la crainte de l’avenir dans le cas d’un divorce….
L’excitation des deux axes sympathique et de l’axe hormonal sont moindres que précédemment, mais persistent. Le stress devient chronique.
Sur le plan physiologique, d’une part la mobilisation permanente du cœur et des artètes peut leur être nocive, d’autre part, la mobilisation du système corticoïde va perturber les autres systèmes hormonaux; on peut avoir alors des perturbations du système immunitaire, de la sécrétion d’insuline aboutissant au diabète, de l’absorption des graisses conduisant à la prise de poids et à l’obésité….


En ce qui concerne le cerveau la présence de cortisol perturbe divers circuits, notamment ceux de l’humeur et peut conduire à la dépression.
De plus on a constaté chez des malades atteints d’une maladie qui augment en permanence la concentration de cortisol, que le volume de l’hippocampe (le professeur de la mémoire), diminuait avec l’augmentation de la concentration de cette hormone.
On constate effectivement que les personnes ayant subi un long stress aboutissant à des dépressions, présentent des troubles de la mémoire.





Un stress prolongé, même moindre que celui intervenant lors d’une peur passagère, peut avoir des conséquences catastrophiques pour l’organisme.

Il est donc très important de remonter aux causes, pour essayer de les supprimer.

lundi 18 mai 2015

Où sont passés les dinosaures d'antan ?




On m'avait appris autrefois à l’école que s’il n’y avait plus de dinosaures sur terre, c’était en raison d’un recul des océans à la fin du Crétacé, ce qui avait engendré des changements climatiques importants qui avaient entrainé la mort de nombreuses espèces animales. On ne nous avait pas donné de détail sur le phénomène.

    Dans les années 1980 une autre hypothèse semblait très défendue : les dinosaures avaient été tués à la suite de la chute d’une énorme météorite qui avait fait une explosion gigantesque.
    Les scientifiques avaient trouvé dans des couches géologiques du crétacé une quantité anormale d’iridium, métal rare sur terre, mais abondant dans certains météorites, et un cratère de 300 km de diamètre, fut découvert à Chicxulub, au Mexique.
    Ils pensaient que la météorite avait soulevé tellement de poussières que la température moyenne sur terre avait chuté de façon importante pendant quelques années, comme cela pourrait être le cas si une guerre nucléaire généralisée anti missiles avait lieu, avec de très nombreuses explosions au sol.
    Toutefois la date de cette chute semble antérieure de 32000 ans à la disparition des animaux du crétacé.

    Gerta Keller, de l’université de Priceton, défend la thèse selon laquelle cette disparition serait due à une intense activité volcanique.
    On constate que dans le sud-ouest de l’Inde des épaisseurs massives de lave couvrent un territoire grand comme trois fois la France, il y a environ 66 millions d’années, ce pendant environ 750 000 ans, et 250 000 ans avant la disparition des espèces animales très nombreuses de la fin du crétacé. L’équipe américaine a pu dater les événement sur des zircons produits par les éruptions.
    La quantité énorme de gaz carbonique CO2 rejetée par les volcans à provoqué un réchauffement climatique important et le dioxyde de soufre SO2 une acidification des océans.
    Au lieu d’être congelés, les dinosaures auraient été cuits !! lol
    En fait ils seraient probablement morts de faim par détérioration des végétaux.
    Cette hypothèse paraîtrait plus vraisemblable car plus progressive et plus capable de toucher l’ensemble des populations animales, que l’impact d’un météorite dont les conséquences seraient de plus courte durée.
    Mais les géologues partisans des deux hypothèses se disputent toujours avec animation !

    Personnellement je regrette que de petits dinosaures n’aient pas survécu. J’aurais aimé en promener un en laisse dans le parc voisin lol, bien que ce ne soit pas très doux à caresser vu leur épine dorsale plutôt dure.
    Ou voir pécher en Bretagne des poissons par  de petits ptérodactyles et autres ptérosaures, plus amusants à voir que les mouettes
        Personnellement je regrette que de petits dinosaures n’aient pas survécu. J’aurais aimé en promener un en laisse dans le parc voisin lol, bien que ce ne soit pas très doux à caresser vu leur épine dorsale plutôt dure.
    Ou voir pécher en Bretagne des poissons par  de petits ptérodactyles et autres ptérosaures, plus amusants à voir que les mouettes
       Si vous avez la nostalgie de ces charmantes petites bêtes, et que vous passez par Paris, allez visiter, dans le Jardin des Plantes, le Muséum National d'Histoire Naturelle. Vous y verrez de splendides ossements préhistoriques réassemblés et dressés, qui sont impressionnants.

dimanche 17 mai 2015

Un avion sans fuselage apparent de l'intérieur.



     J’ai fait beaucoup de voyages en avion quand je travaillais, gros avions de transport commerciaux ou militaires, petits avions à moteur de lignes secondaires et j’ai même piloté de petits avions de tourisme.
    J’ai vécu des tas d’incidents, panne électrique des instruments de navigation, trois fois la foudre sur l’avion, le feu d’un moteur, des oiseaux dans un réacteur à l’atterrissage, un train d’atterrissage qui casse sur une piste de fortune au Sahara, et un passage sur la tranche dans un atterrissage dans une tempête de sable… 
    Je suis toujours là et j’ai donc une confiance absolue dans les avions et leur fiabilité. Mais j’ai toujours une petite nostalgie du temps où je voyageais et je m’intéresse donc aux progrès aéronautiques.


    J’avais été étonné par des études d’Airbus sur un avion sans cockpit, et donc une cabine de pilotage sans fenêtre. Le constructeur en attendait un gain aérodynamique et de poids, donc de carburant. La cabine de pilotage ne serait plus à l’avant, mais sous les cabines de passagers, devant la soute à bagages.

    Placées sur tous les axes de l’appareil, de nombreuses caméras renverraient aux pilotes de très nombreuses images pour obtenir une vision à 360 degrés, très supérieure à la visibilité actuelle. La cabine de pilotage serait complètement modifiée et de grands écrans 3D pourraient afficher en même temps un grand nombre de données météorologiques, techniques, de navigation… ce qui ressemblerait aux simulateurs de vol de formation des pilotes. 
    A quand l’avion sans pilote, piloté à partir de stations au sol ?

    Mais une société britannique s’occupe aussi des passagers : le CPI (Center for Process Innovation). Elle propose un avion sans hublots dans une cabine surréaliste.
Pour que les hublots d’un avion résistent aux forces aérodynamiques, il faut considérablement renforcer la structure de l’avion. De plus, ce sont des perturbateurs de l’écoulement de l’air le long du fuselage. Les supprimer allègerait l’avion, favoriserait son avancement dans l’air et donc entraînerait une diminution non négligeable de consommation de carburant, et donc également moins d’émission de CO2.


    Le fuselage interne de l’avion serait composé d’écrans, reliés à des caméras externes, de telle sorte que les passagers auraient l'impression d'être vraiment plongés dans le ciel, comme s’ils étaient assis dans des fauteuils volants.
    Mais si les passagers avaient peur de cet affichage, et de se trouver ainsi flottant au milieu des nuages,  des écrans devant chaque fauteuil pourraient leur proposer des vidéos de leur choix, ou même servir d’ordinateur personnel sur lequel on branche une clé USB. On trouve sur internet des vidéos époustouflantes.