mercredi 22 avril 2015

Nous avons des préférences cérébrales.

 



A notre naissance, l'organisation de notre cerveau fait que nous sommes droitier ou gaucher. Nous pouvons d'ailleurs, grâce à l'entraînement, devenir plus adroit de la main la moins habile, (le barreur d’un dériveur doit barrer des deux mains), mais cela restera toujours plus difficile de manier un outil, conçu pour l'usage exclusif d'une de nos mains, (paire de ciseaux ou écriture), avec celle pour laquelle cet outil n’a pas été fait.
Les deux mains sont souvent indispensables (par exemple pour applaudir ou porter un objet !).

Il est moins connu que nous avons d'autres préférences cérébrales, notamment en matière de prise d'information, de prise de décision, de l'importance relative que nous attachons à chacune de ces deux types d’actions, et quant au milieu qui focalise notre intérêt : le milieu extérieur ou celui de nos pensées. 
On peut également mettre en lumière des préférences cérébrales en matière de résistance au stress et de tolérance vis à vis des autres .
Ces préférences sont innées, et sont liées à la formation initiale de notre cerveau. Mais l’éducation et un effort personnel, peuvent permettre de développer les domaines non préférentiels.
Il est possible de décrire ces préférences en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l’emploi d’un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes. J’en parlerai, peu à peu dans plusieurs articles

Nous avons intérêt à connaître ces préférences, car c'est lorsque nous utilisons ces mécanismes préférés que nous sommes le plus à l'aise et donc le plus performant. Nous sommes au contraire “maladroits” sur les autres mécanismes.
Malheureusement les situations que nous rencontrons peuvent ne pas correspondre à l'exercice des mécanismes préférés de notre cerveau, et nous avons intérêt à nous entraîner à le faire fonctionner aussi selon les modes moins habituels, à devenir, si l'on peut dire, “ambidextres cérébraux”.
Lorsque nous voulons communiquer, rassembler des données ou faire des choix, résoudre des problèmes ensemble au sein d'un « groupe », (avec nos parents, nos amis, notre compagnon ou notre compagne, ou en entreprise) chacun d'entre nous a tendance à utiliser ses mécanismes cérébraux favoris, (comme un droitier concevrait plutôt un objet mieux utilisable de la main droite, et un gaucher de la main gauche).
Il est alors utile non seulement de connaître ses propres préférences, mais aussi celles de ses interlocuteurs.
Si nous avons les mêmes préférences, la communication, le travail commun sera facile. Plus nous aurons des préférences dissemblables, plus nous aurons de problèmes de compréhension, sauf si chacun d'entre nous, connaissant les préférences de son interlocuteur, essaie d'y adapter  son comportement.
D'où la relative quiétude dans une équipe composée de personnes de formation commune, qu'ils ont choisie parce qu'ils avaient les préférences adaptées à cette formation, et qu’ils ont réussie : ils se ressemblent donc quant à leurs préférences cérébrales, qui leur sont aussi utiles dans leur travail et la communication entre eux est plus facile..
 Par contre, si nous avons tous la même façon de recueillir l'information et de choisir, certes nous nous entendrons mieux, mais nous percevrons tous les choses sous les mêmes aspects et nous serons tous aveugles à d'autres, nous serons tous insensibles à certains critères de choix, nous serons tous “malhabiles” et mal adaptés face aux mêmes situations. C'est le revers de la médaille!


Il n'y a aucun jugement de valeur dans cette typologie et aucune honte à avoir telle ou telle préférence
Ce qu'il faut c'est être conscient des forces et des faiblesses de chacune d'elles.    
Par ailleurs il faut souligner que pour les préférences cérébrales, il n'y a pas de classement statistique dans une population et qu'il n'y a pas de bonne et de mauvaise préférence, chacune ayant avantages et inconvénients. Il n'y a donc pas de « jugement de valeur », mais une simple clarification de sa personnalité et de son comportement et chacun peut dire avec profit, aux autres quelles sont ses préférences (et réciproquement).
Non seulement les personnes qui ont des préférences cérébrales opposées ont des personnalités différentes, mais également des personnes ayant des niveaux très différents dans la même préférence.

Il n'y a donc pas lieu de vouloir cacher ses préférences cérébrales, de même qu'il serait ridicule de vouloir garder confidentielle sa préférence de droitier ou gaucher.

mardi 21 avril 2015

Pensée, cerveau et langage




Je suis toujours émerveillé quand je vois fonctionner le corps humain et notamment nos cerveaux. L’homme construit de nos jours des machines ultra-perfectionnes comme les a&ronefs ou certaines machines informatiques, mais il ne fera jamais un robot aussi performant que le cerveau humain, que l’évolution a mis quelques millions d’années à mettre au point.
 Le plus mystérieux est certainement l’élaboration de nos pensées.




  Il ne faut pas croire que les animaux sont dépourvus de pensées : la preuve ils communiquent entre eux.
  Dès que deux animaux sont en présence, ils changent des signes visuels, auditifs ou olfactifs , qui créent des images mentales qu’ils mémorisent dans leur système nerveux et qui constituent une sorte de langage spécifique et particulier. Et ces échanges modifient le comportement de ceux qui y ont participé.
  Certaines espèces vont se servir de phéromones, comme les fourmis, d’autres d’une gestuelle, comme les abeilles; les primates et les oiseaux utilisent des signaux sonores, et les éléphants émettent des infrasons qui se propagent à grande distance dans le sol et qu’ils détectent par leurs pieds.

  Certes la pensée humaine se sert beaucoup d’images (notamment le bébé qui na rien d’autre à sa disposition), mais sa pensée repose avant tout sur le langage, et d’échanges de sons, ce qui nest pas original.
  Mais c’est un système bien plus sophistiqué que celui des animaux, car parler, c’est convenir qu’une série de sons désigne une chose, un objet, une action, un concept. L’un des avantages, c’est qu’on peut désigner l’objet par cette combinaison de sons, même quand il nest pas là, ou même quand il n’est pas matériel et que nos sens ne le perçoivent pas.
  Chaque langue humaine est donc une convention entre les sons et ce qu’ils représentent : on ne connaît pas de société humaine actuelle sans langage, ni de langage chez d’autres espèces que chez l’être humain.
  Un perroquet peut imiter les sons du langage humain mais ne communiquera jamais de concepts abstraits avec ces sons.

Par contre les singes supérieurs dont le cerveau est plus proche du nôtre, certes ne peuvent parler car leurs cordes vocales et leur palais ne sont pas adaptés à nos intonations et à nos phonèmes. Mais si on met au point avec eux des conventions de langage, par exemple celui des sourds muets, on peut leur faire comprendre de nombreuses choses et les faire s’exprimer par des phrases simples : sujet, verbe, complément et éventuellement adjectifs. On arrive même à leur faire comprendre des concepts simples : le « moi » dans une glace, le fait qu’une chose soit plaisante, et la beauté (d’un habit par exemple). Ils différencient les actions (verbes), des objets (noms).

  Quel est le lien entre pensée et langage chez l’être humain ? 
Pensons-nous vraiment toujours avec le langage ? Pourquoi est-ce souvent si difficile d’exprimer clairement notre pensée ?
  Quand nous nous remémorons un souvenir, certes il est avant tout composé d’images, de scènes, certaines même animées comme au cinéma et dans la réalité. Mais à coté de ces images, il y a des mots, qui leur sont automatiquement associés. 
  Notre mémoire est ainsi faite et notre hippocampe va associer images et mots par des connexions entre neurones, qui deviennent automatiques et inconscientes.
  De même nous pouvons imaginer un voyage, une visite, une action que nous allons faire, et, là encore les mots accompagnent les images, et même souvent les précèdent. Et ce sont des images mentales virtuelles puisque nous n’avons pas encore vécu la scène.
  Et si nous réfléchissons, l les mots deviennent prépondérants et nous nous parlons  nous mêmes mentalement, avec des mots, sans les prononcer à haute voix.
  Quand nous parlons, le cortex préfrontal, chef dorchestre du cerveau, indique ce qu’il veut exprimer, il va chercher les mots avec l’aide de l’hippocampe dans le centre de Geschwind, puis il demande au centre de Broca de fabriquer grammaticalement et syntaxer les phrases, et de préparer dans le centre de vocalisation, la prononciation des mots, qui est ensuite ordonnée aux centres moteurs qui commandent les muscles de la parole.
  Chose extraordinaire, quand nous pensons en nous mêmes, mentalement et sans mettre de son, pourtant le processus est le même. Broca construit les phrases, et le centre de vocalisation en prépare la prononciation, mais l’action est arrêtée là et aucun son n’est prononcé ensuite.
  Plus extraordinaire encore, quand nous écoutons quelqu’un parler, le centre de Wernicke reconnait les mots, va les chercher dans le centre de Geschwind et transmet au cortex frontal l’information de leur signification; mais en même temps, nos neurones miroirs qui se trouvent dans les centres moteurs, miment les ordres de prononciation, sans qu’aucun son ne soit émis, mais pour que nous comprenions mieux notre interlocuteur, en lisant sur ses lèvres.
  S’exprimer c’est au fond extraordinaire : cela nécessite une maîtrise sémantique, lexicale, syntaxique, grammaticale, orthographique, et finalement vocale si nous parlons, ou de formes et de gestes si nous écrivons.
  Il faut remarquer toutefois que la généralisation de l’écriture favorise et facilite la passation de ces données et méthodes d’une génération à l’autre.

  Un autre phénomène m’a toujours frappé. 
Si on vous fait lire un texte d’une page par exemple, et qu’on vous demande ce qu’il disait, vous êtes en général capable de répondre : vous avez compris ce que ce texte disait. Mais vous l’exprimez autrement avec des mots et des phrases différentes de celles du texte lu. 
Vous avez transformé le texte en un concept des idées qu’il contenait, et vous réexprimez à votre façon, ce contexte en mots différents; il y a l une manipulation conceptuelle que ni l’animal, ni l’ordinateur ne savent faire, mais que notre cerveau fait sans difficulté s’il a appris à le faire.

  Et si on veut encore aller plus loin dans l’admiration, les centres de notre cerveau droit savent mettre des émotions dans l’intonation du langage et reconnaître les sentiments des autres dans leur façon de s’exprimer.
  Notre cerveau est vraiment un outil extraordinaire.

  Cela dit ce nest pas toujours facile de se comprendre :
  - Il y avait ce que vous pensiez;
  - Il y a ce que vous avez voulu dire;
  - Il y a ce que vous avez dit (et ce que vous n’avez pas dit);
  - il y a ce que j’ai entendu (et ce à quoi je n’ai pas fait attention);
  - il y a ce que j’ai compris; (en fonction de ma personnalité et de mon expérience);
  - il y a ce que j’ai retenu; (ou ce que j’ai voulu retenir).
    Etait ce que vous pensiez initialement ?
    et qu’en a retenu mon voisin; sûrement pas la même chose que moi!

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lundi 20 avril 2015

La crédulité des gens aujourd'hui



       
 


          Pourtant, en moyenne, les jeunes sont plus instruits aujourd’hui qu’autrefois, mais l’un de mes grands pères, qui habitait la campagne et n’avait que le certificat d’études, n’aurait jamais cru les sornettes que beaucoup de gens, théoriquement intelligents et instruits, avalent aujourd’hui sans sourciller.
Je suis souvent très étonné des bêtises qui circulent sur internet, de celles que l’on me raconte parfois dans des mails, et des croyances de certain(e)s de mes correspondant(e)s.
  Certes c’est souvent par manque du savoir ou de la culture correspondante, mais dans beaucoup de cas, une réflexion logique et rationnelle aurait dû suffire pour douter de la véracité de l’information, ou au moins, ne pas la croire sans vérification de sa véracité.

  Je crois qu’il y a quatre types de raisons à cette évolution :

  - D’abord, les enseignements primaires et secondaires donnent sans doute autant de connaissances qu’autrefois, mais elles sont mal apprises, car l’attention des élèves n’est plus aussi grande et le contenu de l’enseignement, trop théorique, ne les intéresse pas parce qu’ils n’en voient pas l’intérêt. Les professeurs, par ailleurs, n’ont souvent pas su développer leur curiosité intellectuelle.
  Mais surtout les programmes actuels et surtout l’absence d’exercices pratiques d’application, aussi bien en français pour comprendre la pensée d’autrui qu’en physique et mathématiques, ne développent plus l’esprit critique et l’autonomie intellectuelle.

- Parallèlement les parents ne remplissent plus leur rôle d’éducateur dans bien des domaines. D’une part ils n’en ont plus le temps, travaillant souvent tous deux dans le couple, quand ils ne sont pas mono-parent, et stressés par le rythme et l’atmosphère du travail d’aujourdhui.
  D’autre part ils ne servent plus de modèles à leurs enfants, comme lorsque j’étais jeune.
 Les enfants sont aujourd’hui intégrés au groupes de copains, qui sont devenus les modèles à la place des parents, aidés par le développement du numérique et la pression de la société de consommation.
  On veut avoir tout ce qu’ont les copains, voire plus, et la plupart du temps, pas en ce qui concerne les choses importantes, mais pour des tas d’objets dont on pourrait, soit se passer, soit acquérir avec un bien meilleur rapport qualité-prix.
  La publicité est malheureusement toute puissante pour déformer l’esprit des jeunes et leur imposer des choix inconscients regrettables.

- Paradoxalement, alors que l’individualisme s’est développé, c’est l’esprit moutonnier qui fait loi, sous l’impulsion des moyens modernes de communication.
  Le nombre de jeunes ayant une préférence cérébrale fortement influençable est anormalement élevé, car tous veulent appartenir à un groupe, et donc adoptent automatiquement et sans réfléchir les règles et habitudes du groupe, ainsi que ses croyances, sans même essayer de les comprendre, d’en connaître origines et conséquences et de se demander si elles conviennent à ses désirs et  sa personnalité.
  Beaucoup sont paradoxalement des individualistes moutonniers, qui suivent une mode, des rites de groupes et croient n’importe quoi.

 - La facilité de communication aujourd’hui, entre la messagerie, mais surtout les réseaux sociaux, les sites du web, et les téléphones portables, font que n’importe qui peut écrire n’importe quoi, et sans esprit critique, ni culture suffisante, quelqu’un va donc être exposé à croire n’importe quelle baliverne qu’il lira sur internet ou recevra sur son portable.

  Des chercheurs américains ont récemment fait des études dans le domaine de la santé et ont publié un rapport accablant.
  Les campagnes d’information des pouvoirs publics sont systématiquement suspectées et les personnes testées préféraient croire toute autre information qui arrivait sur internet.
  Certains accordaient quand même plus de crédibilité aux propos d’un médecin, mais d’autres acceptaient sans sourciller, les ragots les plus absurdes, les propos de lobbyistes ou ceux de mages, diseuses de bonne aventure, ou astrologues.
 ‘ Les pires rumeurs sont diffusées sur les vaccins et les risques associés, et la non vaccination contre la grippe ou la rougeole, a entrainé de nombreuses morts aux USA.

Je suis parfois effaré par les bêtises que je dois rectifier auprès de mes correspondant(e)s, concernant le sida, le risque de grossesse et la contraception, et le manque de connaissance des notions élémentaires concernant les hormones et la fertilité, alors que des cours sont en principe donnés sur ces sujets, au collège et au lycée.

  Il ne faut pas s’étonner qu’ensuite, quelques jeunes un peu paumés et déjantés, se laissent convaincre d’aller faire le djihad en Syrie ou en Irak, en croyant faire œuvre utile et agérable, mêmes des jeunes filles ,qui seront ensuite transformes en bombe humaine ou en poupées sexuelles des terroristes, en se rendant compte trop tard, des conséquences de leur crédulité.
  Et que penser des gens qui, malgré toutes les preuves qui existent, croient que les récents attentats en France étaient une fable créée sur la télévision et internet par le gouvernement, ou que les camps de la mort de la dernière guerre n'existaient pas.? Où est leur intelligence ?

Je rends hommage aux gens qui animent Wikipedia, car ils ont institué un autocontrôle par les lecteurs eux mêmes, qui certes ne permet pas d’être sûr à 100% des informations, mais qui prévient alors le lecteur, et qui élimine toutes les  erreurs importantes.

  Il est normal qu’on ne puisse instaurer la censure systématique sur internet, sauf dans des cas de nuisance très grave, car ce serait ouvrir la porte  la suppression de la liberté de penser.
  Mais il faudrait que sur les sites, soit mis en place un système de commentaires contradictoires, qui permette de donner des avis contraires, de mettre en garde contre des idées manifestement fausses, et de faire réfléchir aux conséquences des actes engendrés par une trop grande crédibilité. Aux lecteurs d’opinions diverses d’alimenter ces commentaires.

dimanche 19 avril 2015

On ne naît pas délinquant, on le devient.



On nous montre en permanence , notamment à la télévision, les méfaits de délinquants et leurs méfaits plus ou moins graves.
Certains croient que ces personnes sont anormales. En fait il est rare qu’ils aient une malformation du cerveau, ou même une maladie mentale. Quelques grands criminels sont déclarés irresponsables et enfermés en asile, mais cela reste peu fréquent. On ne peut dire qu’elles soient « anormales » que dans le sens où elles sortent de la normalité.
Contrairement à ce que certains disent, on ne nait pas non plus, délinquant, on le devient par manque d’éducation.
Le cerveau de l’enfant qui vient de naître est juste capable de le faire survivre, à condition qu’ils soit dans un environnement favorable et qu’il soit nourri.
Il a un immense potentiel, mais qui ne lui servira à rien s’il ne subit pas un lent apprentissage.

Les premiers apprentissages vont être encore très physiologiques : cela va concerner la maîtrise de ses gestes, arriver à prendre un objet, s’asseoir, puis se lever et marcher debout.
Puis viendra l’apprentissage de la parole et du vocabulaire. Ensuite la lecture et l’écriture.
Parallèlement les parents vont apprendre à l’enfant les règles à respecter pour vivre en société.
Puis l’école primaire et le collège vont peu à peu développer ses connaissances, ses facultés de raisonnement, sa mémoire, son sens de l’observation et de la logique, et le confronter aux opinions des écrivains historiens et philosophes. L’adolescent développe ainsi son intelligence et son bon sens.

    Pour en revenir aux casseurs, aux délinquants, si leurs parents ne leur ont donné aucune règle, si malheureusement au chômage, ces parents n'ont pu ni leur donner une vie correcte, ni même leur donner un exemple suffisant, s'ils les ont laissé aquérir n'importe quel apprentissage au contact de copains plus ou moins voyous, s'ils leur ont laissé sécher l'école, s'ils en ont perdu le contrôle lorsqu'ils sont devenus ados, ces jeunes n'ont effectivement acquit aucune des règles morales qui sont les vôtres (et les miennes ) et ne respectent ni leur environnement ni même les autres humains. Au contraire, ils ont appris une "morale" néfaste et contraire à la nôtre : celle de leurs copains voyous.
Ils n’ont donc aucun repère et, de plus, ils n'ont plus rien à espérer, car ils n'ont pas développé leur intelligence, ne savent rien faire, et sont vous au chômage.

Je ne cherche pas  excuser leurs gestes, la violence n'est jamais une solution et encore moins si elle touche d'autres humains; je suis donc d'accord sur le fait qu'il faut remettre de l'ordre et punir ceux qui font de telles horreurs, mais je crois qu'il faut quand même chercher à comprendre et a bien mesurer les responsabilités.
Car il y en a parmi eux qui entraînent les autres et ceux là doivent être punis plus sévèrement. Il y a parmi eux des trafiquants, des délinquants, qui font du traffic de drogue, d'objets volés, et d'exactions de toutes sortes et qui ne veulent pas que la police vienne mettre le nez dans leurs affaires. Ceux là aussi il faudrait les mettre hors d'état de nuire.
Certains sont aussi des provocateurs, qui sont là, payés par on ne sait qui, pour mettre le feu aux poudres et entraîner les irresponsables dans une spirale de violence, et malheureusement, ce n’est pas eux que l’on appréhende le plus souvent.
Mais il y a aussi des très jeunes, probablement pas très intelligents, à qui on n'a donné aucune formation morale et civique et qui, entraînés par les autres, trouvent très amusant de faire des bêtises.
Certes il faut qu'ils soient punis, mais ce n'est pas entièrement leur faute et il faudrait surtout leur apprendre à se comporter autrement.
Mais il y a aussi des très jeunes, probablement pas très intelligents, à qui on n'a donné aucune formation morale et civique et qui, entraînés par les autres, trouvent très amusant de faire des bêtises.
Certes il faut qu'ils soient punis, mais ce n'est pas entièrement leur faute et il faudrait surtout leur apprendre à se comporter autrement.

L'homme ne sait pas spontanément et ex nihilo,  ce qui est bien ou mal, si on lui a pas appris, soit certaines règles, soit par l'exemple, ses lectures, sa réflexion,  apprendre et à définir ce qui est bien et mal, sans que cela s'oppose trop à la morale de son voisin.
Je ne dirai pas qu'il y a un bien et un mal unique. Je ne veux pas mettre en cause les morales des diverses religions.
Et j'ai discuté, dans mes déplacements pour mon travail, avec des personnes de pays très différents, soit chinois ou japonais, soit arabes, soit avec les américains ou les russes, et j'ai constaté très souvent que les morales (ce qui est bien ou mal) étaient très différentes les unes des autres. Même le prix de la vie humaine.
   Mais obéir à des règles, même si elles sont différentes d’un pays à l’autre, est meilleur que de ne pas avoir de règle du tout. Et le pire est que l’absence d’éducation et d’instruction, ne développant pas l’intelligence, rend les personnes qui en souffre très crédules et sabns esprit critique, et donc la proie de tout meneur malveillant.

C’est d’autant plus vrai qu’ils sont jeunes, car ils n’ont pas d’expérience, et leur cortex préfrontal, qui leur permettrait d’être rationnels, n’est pas encore mature, et ils ne sont pas toujours capables de prévoir les conséquences de leurs actes.

samedi 18 avril 2015

Mériter notre bonheur


        Une de mes correspondante de cowblog, férue de philosophie, me faisait une réflexion que je voudrais essayer de commenter :

 « Peut-être que le bonheur, ça se mérite !! La condition du bonheur serait-elle d'avoir souffert ? »
  
      Dans la philosophie chinoise, on ne peut concevoir une seule chose. Il faut appréhender à la fois une chose et son contraire.
      Alors peut on apprécier vraiment le beau temps et le soleil si l'on n'a pas connu l'orage, la pluie et la tempête.?
      Il y a évidement quelques personnes un peu spéciales : j'ai connu le commandant d'un navire, qui était heureux quand il y avait tempête parce qu'après cela ne pourrait qu’être mieux et qui était malheureux quand le temps était superbe, parce que ce serait ensuite moins bien.

      J'ai le souvenir lorsque je faisais mes études d'ingénieur, d'avoir fait un stage ouvrier, très dur dans des ponts roulants, au dessus de fours d'une aciérie, et j'avais voulu être logé avec les manoeuvres émigrés dans une cité dortoir. Non seulement j'ai appris ce qu'était une véritable chaleur humaine, mais toute ma vie d'ingénieur, j'ai été heureux de mon métier qui m'épargnait un travail aussi pénible que ceux que j'avais un peu connus pendant deux mois.

      Curieusement, quand j'étais enfant, au lendemain de la guerre, où nous n'avions plus grand chose, nous étions probablement plus heureux que mes petits-enfants, qui ont presque tout ce qu'ils désirent.

      La grande souffrance n'est pas souhaitable certes, mais je crois qu'avoir été témoin d'un peu de difficultés et de souffrance fait qu'on est beaucoup plus sensible aux petits bonheurs de tous les jours qui font la joie de la vie.
     
     Ma correspondante a raison : le bonheur, ça se mérite.

      Quand nous souffrons, il ne faut pas se lamenter, se complaire dans notre malheur, il faut avoir d'abord la volonté de remonter la pente, de faire des efforts pour cela.
      Il faut aussi analyser notre situation : y a t'il vraiment autant de raisons pour que nous soyons aussi malheureux et quel est notre avenir ? Est il aussi sombre que cela si nous essayons de réagir?
      Il faut enfin regarder autour de nous : n'y a t'il pas beaucoup plus malheureux que nous, et des gens bien plus désespérés, qui pourtant essaient de survivre et de remonter la pente.?

Depuis dix ans que j'essaie d'aider certain(e)s jeunes, j’en ai vu très souvent qui, à force de courage et de volonté, sont sortis du précipice et ont maintenant trouvé au moins une partie du bonheur.

     Alors cela est possible de le mériter ce bonheur ! 

     Je ferai assez souvent des articles sur le bonheur, car c'est tellement important pour tous les hommes et femmes de notre terre.

vendredi 17 avril 2015

Pourquoi diable avoir un petit ami et souffrir ensuite.



      Une chose qui me frappe, chez les jeunes du collège et du lycée, c’est que, alors que vous êtes le plus souvent plus libres, vis à vis des parents et de la société, que nous n'étions, du temps de ma jeunesse, que vous pourriez sortir beaucoup plus facilement, avoir plein d'activités et de contacts avec divers amis, vous cherchez à vous enchaîner à une personne, ne sortir qu'avec lui ou elle, votre petit(e) ami(e),  (provisoire d'ailleurs). Et finalement, à part au plan sexuel, vous êtes beaucoup moins libres et plus contraint(e)s que nous ne l'étions il y a 70 ans. C'est paradoxal.

     Alors évidemment, si cela n'est pas trop pesant pour les filles (et encore, pas toutes), ce fil à la patte est mal supporté par les garçons qui rompent au bout de quelques mois et vont de petite amie en petite amie, en faisant souvent des dégâts sur leur passage, parce que leur partenaire avait pris cet amour au sérieux et y croyait....

     Après ppresque dix ans de discussion avec mes correspondantes, j'ai fait un peu le point sur le passé et je m'aperçois que les appels pour "peine de coeur" sont souvent situés entre juin et surtout en septembre, à la rentrée ou au départ en vacances.
     Pourquoi les vacances sont elles aussi meurtrières dans vos amours. Est ce la séparation, est-ce le sentiment de liberté que donnent les voyages (vis  vis des parents et accessoirement de la petite amie).
Alors je vous pose la question : pourquoi à votre avis, les garçons vous laissent ils tomber surtout après les deux mois de grandes vacances ?

     Une de mes correspondantes avec laquelle je discute beaucoup des problèmes existentiels", et qui possède un bon jugement malgré son jeune âge, me disait ceci sur ce que pensaient les garons durant l'été :
     « On s'éloigne matériellement pendant deux mois, et notre esprit, qui avait été auto-conditionné à  ne penser qu'à une seule personne, s'émancipe et se rend compte tout à coup de choses auxquelles il ne pensait pas auparavant », et que finalement, après tout, avec elle (ma petite amie), les sorties c'est toujours pareil, c'est un peu "ennuyant", et que tout seul (ou avec une autre), on aurait tellement plus de libertés...!!!!
     
     Peut être peut on se demander en outre si la mentalité des garçons de vos âges (entre 13 et une vingtaine d'années, voire plus) n'est pas très différente de celle des filles.
   
    Plusieurs garons m'ont écrit pour me dire que cela leur arrivait aussi de se faire larguer par des filles, après les vacances.
    Je n'en doute pas; mais les garçons en parlent peu et je ne peux parler que de ce que j'ai constaté souvent et si je me mets  parler de ce que je ne connais pas, je dirai n'importe quoi.
     Moralité : garçons racontez moi les malheurs que vous font ces vilaines filles !! LooL.

    Je crois cependant qu'il y a plus de garçons qui larguent des filles que l'inverse. Cela tient à mon avis, au fait que les garçons et les filles adolescent(e)s ou jeunes, n'ont pas la même réaction vis  vis de l'amour et du rôle du petit ami et de la petite amie.
Un garçon de cet âge aime être avec ses amis et avoir sa liberté (pouvoir embêter les filles sans avoir droit à une crise de jalousie juste après, pouvoir aller au cinéma avec ses amis sans être harcelé de questions comme " Y avait il des filles? Avec qui ètais-tu?").
Les filles du même âge s'imaginent par contre qu'avoir un petit ami c'est être sans arrêt avec lui, c'est pouvoir parader devant ses amies en montrant "c'est le mien"...
    De leur coté les garçons aiment bien aussi se vanter de leurs conquêtes auprès de leurs copains, mais davantage pour faire admirer leur « tableau de chasse », et que les filles sont plus sentimentales et croient davantage au grand amour (et le recherchent davantage).
    Je crois que les filles (en moyenne, je ne généralise pas!) tiennent plus  leur petit ami que l'inverse et elles sont plus possessives et donc plus jalouses. Et cela ne plaît pas aux garons (dont certains sont très jaloux aussi, mais en général quand ils sont plus grands!).

    

Je pense qu'un garçon (le plus souvent), n'a pas la même intensité d'amour qu'une fille et qu'il aspire plus à une relation qu'à une communion fusionnelle.
    Il est perturbé, comme tout jeune, par le problème de sortir de son cocon, de se séparer de ses parents, d'acquérir son indépendance de décision et financière, donc un emploi, le meilleur possible.
    Il découvre tout à coup, dans un voyage qui le coupe quelques semaines de lê'tre aimé, que cet amour va à l'encontre de cette prise d'indépendance, de sa liberté, et inconsciemment son amour diminue; il veut simplement rester ami, sans engagement.
    En fait jusqu'à souvent un âge avancé (plus de 25 ans aujourd’hui, voire 30), les garçons considèrent que, pour pouvoir se rendre indépendants de leur famille, faire des études, acquérir un métier et voyager, donc s'établir et vivre sa vie, il est indispensable d'être célibataire. (Je ne parle pas du mariage, mais du fil  la patte).
    Alors ceux qui ont cèdent au charme d'une petite amie, surtout s'ils n'ont pas encore un peu d'expérience, certes l'aiment beaucoup au départ et c'est réciproque. Mais leur amour stagne alors que celui de la petite amie s'emballe, qu'elle pense au durable, à l'avenir et devient possessive, crée des contraintes de présence, de communication, voudrait qu’il pense à elle souvent, la caline et la console.
C'est plaisant au début pour le garçon, puis le besoin de liberté se manifeste, l'amour décline, en apparence sans raison car le couple s'entend bien, et la rupture survient presque sans crier gare et sans que la fille se soit aperçue de cet engrenage.
    
     En fait, la fille a trop aimé, et c'est pour cela qu'elle souffre. Ce ne sont pas ses qualités qui sont en cause, c'est la société actuelle.

    Je n'ai aucune recette pour éviter de tels drames, si ce n'est de ne pas tomber amoureuse trop vite sur une simple attirance, de chercher d'abord  bien connaître le garçon et d'essayer que les deux amours croissent au même rythme et que l'un ne devienne pas trop rapide et démesuré

jeudi 16 avril 2015

Pourquoi l'homme s'est il différencié du singe?




         Nous avons vu hier que l’homme avait, relativement à son poids, un gros cerveau ce qui lui conférait un plus grand nombre de neurones, surtout dans le cortex, et ce d’autant plus que ses cellules souches produisaient un plus grand nombre de neurones descendants, au moment de la formation du cerveau du foetus.
        Son cerveau s'est peu à peu accru au cours des millénaires (voir schéma ci dessus).
Mais on constate aussi que le bébé d’un animal mammifère naît avec un cerveau presque définitif, ce qui lui permet de vivre presque normalement (voir, manger, courir…on dit qu’il est précocial), ce qui n’est pas vrai pour d’autres animaux, les oiseaux par exemple, qui doivent élever le bébé, qui ne vole pas, par exemple (ils sont attriciaux).
L’homme est un des rares mammifères attricial, dont le cerveau grandit de façon importante chez l’enfant, et son cerveau n’est complètement mature que vers 20/25 ans (cortex préfrontal). Par contre ensuite les neurones ne peuvent presque plus se reproduire, ce qui n’est pas le cas pour beaucoup d’animaux.



Comment cette évolution a t’elle pu se produire dans la préhistoire ?
Il est probable qu’elle est due à des changements importants de l’environnement, qui ont obligé l’homme à s’adapter et à vivre en groupes. Ce n’est pas contradictoire avec la théorie de l’évolution, certains hommes s’étant mieux adaptés et l’évolution ayant ensuite sélectionné ceux qui avaient les meilleures chances de survie.
Un point très important est la consommation d’énergie du cerveau : il ne représente que 2% du corps, mais consomme 20% de son énergie. Donc il fallait pouvoir lui fournir plus d’énergie, s’il grandissait.
Un des facteurs important de l’évolution du cerveau humain doit être la diversification de la nourriture, avec le développement de l’agriculture et de la chasse, puis de l’élevage. L’homme n’a en effet pas les enzymes nécessaires pour digérer la cellulose ; il lui faut broyer les aliments et l’intestin a un long travail d’assimilation, qui consomme de l’énergie.
L’arrivée d’une nourriture différente, les protéines directement assimilables de la viande, ont entrainé une diminution de l’intestin, qui a permis de subvenir en énergie pour le cerveau grandissant.
Les changements environnementaux également ont obligé l’homme, pour survivre, à vivre en société, donc à communiquer, et à se montrer plus ingénieux, ce qui a demandé d’utiliser mieux sont cerveau et a favorisé les capacités d’apprentissage.
Par ailleurs les changements de l’environnement et les besoins de sécurité et de chasse, ont nécessité que l’homme marche debout, ce qui est plus économique en énergie.
Or la bipédie a réduit la taille du bassin, ce qui complique l’accouchement et a empêché le crâne de continuer à grandir (l’homme de Néandertal avait un plus gros cerveau et une plus grande taille que l’homme moderne). Il a donc fallu que la morphologie s’adapte, et que le crâne et le cerveau soient plus petits à la naissance, mais se développent ensuite.
A la naissance le cerveau de l’enfant pèse environ 350 grammes pour 1450 grammes à l’âge adulte.




Certes l’homme a le cerveau le plus performant, mais quand il naît, ce cerveau est juste capable d’assurer la vie végétative, et il est complètement immature, mais avec un grand potentiel. C’est l’apprentissage qui lui apportera intelligence, créativité et sentiments.


mercredi 15 avril 2015

Pourquoi l'homme est il différent du singe?

          Quand un sujet me contraint à faire un article trop long, j'ai peur de vous ennuyer. Alors je scinde l'article en deux parties sur le plan de la publication et je le publie deux jours de suite.
C'est ce que je vais faire aujourd'hui et demain :
         J’ai écouté il y a une quinzaine de jours une conférence très intéressante de Philippe Vernier, Directeur de l’Institut des Neurosciences de Saclay, sur l’ « Evolution de l’homme et du cerveau humain ». Je vais essayer de vous en résumer le contenu en deux articles.




         Au cours de la préhistoire, l’homme s’est peu à peu différencié des animaux aux temps préhistoriques, et, par rapport aux animaux, il est capable :
- d’inventer des technologies (les animaux n’inventent que des outils)
- d’utiliser des symboles et notamment un langage complexe.
- de créer une culture technique, artistique, religieuse.
- De faire de l’introspection.
Il y a donc eu une certaine discontinuité à partir de laquelle l’homme s’est développé différemment et notamment son cerveau. Pourquoi ?

L’émergence des vertébrés remonte à 450 millions d’années et celle des mammifères à 340. La divergence homme/singe ne date que de 5 millions d’années environ. 
Pourtant 95% du génome est commun entre l’homme et le singe.
Le cerveau de tous les animaux est bâti sur le même modèle structural :
- une commande centrale, le « pallium », devenu le cortex chez l’homme, qui entre autre assure le contrôle moteur et l’interprétation des sensations.
- un sous-pallium support de certaines émotions, notamment du danger.
- l’hypothalamus et les noyaux centraux qui contrôlent la vie.
Cette divergence a eu lieu en Afrique de l’Est à une époque de grande variabilité climatique  et elle va prendre 4,5 millions d’années.



        Si on compare certains paramètres de l’homme et des animaux, on constate 
- que l’homme ne donne pas naissance aussi vite à sa descendance, mais qu’il vit beaucoup plus longtemps ;
- que la reproduction et le sevrage sont plus rapides ;
- qu’il a davantage accès à des nourritures variées au sein d’une société ;
- que sa taille et son corps ont beaucoup plus évolués, mais avec une grande variabilité. Son cerveau notamment s’est considérablement accru (cf. schéma).
Certains animaux ont un cerveau plus gros que l’homme : éléphant 3,5 kg contre 1,45 pour l’homme. Mais si on étudie le rapport poids du cerveau/poids du corps, on trouve, en coordonnées logarithmiques, une droite de régression de pente 0,7. Il y a une certaine variabilité, certains points étant plus ou moins écartés de la droite.



Ceux les plus écartés vers le haut, correspondent aux animaux les plus intelligents : l’homme, les singes supérieurs, les dauphins, les baleines, les corbeaux et pies.
Avoir un gros cerveau permet d’avoir davantage de neurones et donc de traiter plus d’informations ; en outre, par rapport aux singes, la densité de neurones dans le cerveau est deux fois supérieure chez l’homme.

Cette augmentation du nombre de neurones s’est effectuée essentiellement sur le cortex périphérique, qui en outre s’est plissé pour tenir dans la boîte crânienne qui n’avait pas grossi autant que le cerveau. On constate que chez le fœtus, la division des cellules neuronales souches, au moment de la formation du cerveau, est plus importante et plus rapide chez l’homme, ce qui accroit considérablement le nombre de neurones formés.

mardi 14 avril 2015

Petit Intermède en Bretagne.

J’ai une maison de famille en Bretagne, pas loin de Carnac; mes enfants y ont passé leurs vacances de jeunesse, et nous nous y retrouvons tous les étés avec enfants et petits-enfants.
Il y a évidemment des animaux dans le petit village de Saint Colomban 

        Il y a l’âne « Nesquik », un vieil âne cabochard, qui braît le matin d’une façon horrible.
Mais il aime les caresses




  Il y a aussi « Toto », le pélican de l'étang voisin.
   Il a essayé d'avaler mon appareil de photo, qu'il avait pris pour un poisson aux écailles brillantes.
Il est très cabot et aime qu'on le regarde.
Il m'a demandé de lui faire de la pub sur mon blog
    Alors voici deux photos de lui :





    Et enfin « Maman Marmotte », et sa petite fille « Dodo ».

Elle est un peu méfiante quand je lui envoie des biscuits devant elle, mais Dodo ne résiste pas à la tentation. Alors Maman Marmotte daigne quand même en manger.